interTactica (anglais)
Les nouvelles tactiques font la nouvelle
Stratégies collectives et tactiques innovatrices pour la libération
Le blog de Philippe Duhamel
Dialogue: La résistance civile, comment ça marche?
Le pouvoir émane d'une transaction entre le gouverné et le dirigeant. Si le pouvoir était liquide, on le verrait jaillir du consentement des sujets. La résistance est un retrait du consentement qui frappe au cœur les dynamiques du pouvoir. Est-ce là le moyen de canaliser le pouvoir pour changer les choses?Dialogue: Investir en stratégie
Comme l'émeute, le geste de défi spontané ou une suite d'actions
improvisées ne sont que des feux de paille : vite allumés, vite éteints.
Qui reste en mode réactif finit par perdre toute emprise sur la
situation.La résistance civile n'est pas magique. Elle peut réussir ou échouer. Ne vous en remettez pas à la chance.
Dialogue: La résistance civile carbure au pouvoir populaire : influencer les transferts de loyauté
Les adversaires puissants semblent tout avoir : l'argent, la loi, les fusils,
les moyens, l'armée, les policiers, les institutions et les prisons.
Comment de simples citoyens, sans grandes ressources et sans armes,
peuvent-ils réussir contre des adversaires armés jusqu'aux dents? « Mais
regardez, on n'est pas de taille! »
Voyez comment la lutte nonviolente peut arracher la victoire,
essentiellement par un transfert de loyauté au sein de trois grands
secteurs d'importance.
Dialogue: Qu'est-ce donc que la résistance civile?
Dans un texte récent, j'ai offert une définition pratique de la lutte
nonviolente. Nous abordons maintenant la « résistance civile », un terme
souvent utilisé comme synonyme de l'action nonviolente. Y a-t-il une
différence entre les deux? Pourquoi utiliser l'un ou l'autre de ces
termes? À partir d'un ouvrage publié récemment sur ce sujet, voyez en
quoi la « résistance civile » est un vocable qui recoupe l'essentiel du
terrain associé à l'action nonviolente, sans pour autant dégager la même
aura de doctrine ou de foi ascétique.
Dialogue: Le Massacre de Sharpeville: défaite ou mauvaise lecture?
Des années 1960 à ce jour, le Massacre de Sharpeville durant l'ère de l'apartheid en l'Afrique du Sud demeure l'un des exemples les plus fréquemment invoqués pour démontrer l'inefficacité de l'action nonviolente. Dans le cadre de notre série sur la lutte nonviolente, nous examinons de plus près ce jour fatidique où des femmes, des enfants et des hommes ont été tirés par les policiers et ses retombées. Devait-on conclure que la lutte armée était désormais la seule option? En quoi de tels niveaux de répression changent-ils la pertinence des méthodes non armées dans la quête de changements fondamentaux.
Dialogue: L'action nonviolente inefficace? Deux poids, deux mesures
Nous nous attaquons à l'argument fréquemment invoqué voulant que
l'action nonviolente ait été essayée et que son inefficacité soit
démontrée. Quels arguments, quels faits pouvons-nous faire valoir
devant des gens qui prétendent que l'émeute ou l'action armée sont les
seules options, que seule la force violente a prouvé son efficacité?
Faites attention à la trappe, à une faute de logique fondamentale
contre laquelle il faut s'armer d'arguments solides et de faits
scientifiques.
Dialogue: Lutte nonviolente et pacifisme religieux : une confusion à dissiper
« Apôtre de nonviolence », « prêcher la nonviolence », ces expressions
sont si courantes qu'elles passent inaperçues. Il existe pourtant une
différence cruciale entre sermons soporifiques et action nonviolente.
Voyons-y de plus près.
Dialogue: Qu'est-ce que la lutte nonviolente?
Dans ce second texte de notre série sur les dynamiques centrales de
l'action nonviolente, nous offrons une définition élémentaire de la
lutte nonviolente. Le projet consiste à bâtir un outil qui vous
permettra de mieux faire connaître autour de vous ce que peuvent offrir
les méthodes de lutte non militaire à notre monde assoiffé de justice,
dans sa quête d'une jouissance pleine et entière de tous les droits
humains. Vous pouvez contribuer à ce projet...
Dialogue: POURQUOI LA LUTTE NONVIOLENTE? (1)
Comment fonctionne cette chose qu'on appelle « l'action nonviolente »? Au cours du siècle dernier, on a vu des civils sans armes braver des obstacles en apparence insurmontables et — toujours à la plus grande surprise des commentateurs officiels et des pontifes médiatiques —, finalement l'emporter sur la puissance et les armes des pires profanateurs des droits humains, des plus brutales dictatures. La liste est longue, mais qu'il suffise d'évoquer le Shah d'Iran, Jaruzelski en Pologne, Marcos aux Philippines, Pinochet au Chili, P.W. Botha et l'institution de l'apartheid en Afrique du Sud, sans parler de certains régimes de type soviétique derrière l'ancien mur de Berlin.
Mais comment diable est-ce possible?
Le pouvoir n'est-il pas au bout du fusil? La violence n'est-elle pas l'ultime, le plus puissant arbitre de tous les conflits humains? Comment une population peut-elle vaincre, sans armes, un opposant meurtrier, pourvu d'un arsenal des plus sophistiqués, de réseaux étendus de renseignements et de forces policières et militaires bien formées?
Dans cette série de textes, j'aimerais vous inviter à une expérience.
Dialogue: Le pouvoir, c'est de l'organisation : précieuses leçons (2)
Selon Al Giordano, la plus grande menace qui soit pour l'élite
dirigeante est celle de voir les gens collaborer par delà les races,
les religions, les classes sociales. Sauf que la gauche, dit-il, est
l'un des milieux où sévit la plus grande ségrégation raciale en
Amérique. Si le ségrégationnisme avait autrefois son cadre juridique,
c'est aujourd'hui la société de consommation, avec ses segments de
marché et ses créneaux publicitaires...

